L'Australie présente un plan de modernisation de sa marine à 60 milliards d'euros
L'Australie a dévoilé mardi les détails de son ambitieux
plan de modernisation de sa marine estimé à 89 milliards de dollars
australiens (60 milliards d'euros). Il prévoit la construction de douze
sous-marins français (34,5 milliards d'euros), de neuf frégates (24
milliards) et de douze patrouilleurs (deux milliards). Canberra souhaite
également participer à la fabrication de 19 patrouilleurs pour des pays
voisins. Ce plan avait été annoncé en 2015 en vue de renouveler une
flotte vieillissante. La ministre australienne de la Défense Marise
Payne a expliqué que le programme visait à doter l'Australie de la force
"la plus capable et la plus puissante".
Retenus en avril dernier comme finalistes de la compétition pour le choix des futures frégates du programme SEA 5000 évalué à 35 milliards de dollars australiens (24 milliards d'euros), les industriels européens BAE Systems, Navantia et Fincantieri sont encore dans un processus d'évaluation compétitive. Ni DCNS ni TKMS n'avaient été retenus pour cet appel d'offres. Canberra doit choisir le vainqueur en 2018. Les neuf nouveaux bâtiments remplaceront les frégates du type ANZAC. Enfin, trois autres chantiers navals ont été retenus en finale de la compétition portant sur un programme de patrouilleurs hauturiers dont le montant est évalué à 2 milliards d'euros : le néerlandais Damen et les allemands Fassmer et Lürssen.
"Les futures frégates, les patrouilleurs et les sous-marins fourniront la capacité nécessaire pour protéger l'Australie et nos intérêts", a-t-elle expliqué lors de la présentation du plan.Le Premier ministre Malcolm Turnbull a de son côté indiqué que ce plan de modernisation de la marine doperait l'emploi en Australie puisqu'il entraînerait 5.000 créations de postes dans les chantiers navals, et le double chez leurs fournisseurs. L'Australie avait annoncé en février 2016 une importante rallonge de son budget de Défense pour faire face aux enjeux géopolitiques en Asie-Pacifique. Canberra se montre notamment préoccupé par les visées territoriales de Pékin en mer de Chine méridionale.
Lancement des fabrications en 2018
La construction des patrouilleurs est censée débuter en 2018, puis celle des frégates en 2020 et enfin en 2020 pour les sous-marins. DCNS avait été choisi en avril 2016 pour le contrat de sous-marins face à l'allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) et au consortium japonais emmené par Mitsubishi Heavy Industries et soutenu par le gouvernement japonais. Le processus d'appel d'offres avait été politiquement sensible en Australie, avec en toile de fond les craintes pour l'avenir de l'industrie navale locale. Après des hésitations, Canberra avait privilégié qu'une grande partie du processus de fabrication serait réalisée en Australie de façon à maximiser la participation et l'emploi de l'industrie australienne.Retenus en avril dernier comme finalistes de la compétition pour le choix des futures frégates du programme SEA 5000 évalué à 35 milliards de dollars australiens (24 milliards d'euros), les industriels européens BAE Systems, Navantia et Fincantieri sont encore dans un processus d'évaluation compétitive. Ni DCNS ni TKMS n'avaient été retenus pour cet appel d'offres. Canberra doit choisir le vainqueur en 2018. Les neuf nouveaux bâtiments remplaceront les frégates du type ANZAC. Enfin, trois autres chantiers navals ont été retenus en finale de la compétition portant sur un programme de patrouilleurs hauturiers dont le montant est évalué à 2 milliards d'euros : le néerlandais Damen et les allemands Fassmer et Lürssen.
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